Les Tables Rondes

La Convention de l’UNESCO de 1972 est un instrument juridique qui pose le cadre légal international de la notion de patrimoine mondial. Ce texte de droit public précise la notion de patrimoine mondial appliqué aux biens culturels et naturels communs aux peuples de la terre devant être transmis aux générations futures ainsi que les acteurs de sa mise en oeuvre sur le terrain. La Convention de 1972 permet, après ratification des États membres de l’UNESCO, de proposer puis d’inscrire sur la Liste du patrimoine mondial des biens culturels et naturels ayant une valeur universelle et exceptionnelle. Cette Liste, non exhaustive, doit encourager les États à préserver, sauvegarder, mettre en valeur et transmettre les patrimoines locaux aux générations futures qui font le lien entre passé, présent et futur.

Bien que les différents acteurs impliqués dans la protection des sites du patrimoine mondial poursuivent leurs missions depuis près de quarante ans, ils restent néanmoins quelque peu démunis face à l’ampleur des actions à mener pour lutter contre les effets du changement climatique. Selon certains scientifiques, ce bouleversement planétaire serait « la plus grande menace pesant sur l’humanité, qui se verra confrontée à des évènements climatiques extrêmes, à de grandes sècheresses et à la propagation de maladies sur plusieurs parties du globe dans les décennies à venir ».

Ainsi, les 911 sites inscrits en 2010 sont au coeur des discussions entre le Comité du patrimoine mondial et les groupes d’experts afin d’évaluer la nature et l’étendue des risques sur une pluralité de biens, uniques et diversifiés : monuments, villes, éléments naturels, paysages, biodiversité, paysages culturels, etc. sans oublier les populations qui vivent sur ces sites.

Ce colloque propose un tour d’horizon historique, médiatique et patrimonial concernant les impacts du changement climatique sur des sites naturels et culturels exceptionnels dont les mesures (préventives et de protection) constituent un véritable débat mais aussi un défi politique, technologique et scientifique pour la communauté internationale.

Isabelle BRIANSO
Docteur européen en sciences de l’information et de la communication
Enseignant-chercheur (ATER) à l’Université de Versailles Saint-Quentin (UVSQ)
Responsable du Label « Forum UNESCO : Université et Patrimoine » à l’UVSQ

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